Extrait de Vengeance saphique (CHAPITRE XI)

 

     Le lendemain matin, elles furent réveillées par un cliquetis métallique. L'une en robe de chambre, l'autre en pyjama, du haut de la balustrade de l'étage elles aperçurent leur prisonnier qui se démenait pour rompre ses chaînes. Ses poignets étaient en sang.

- Attends une minute, lui cria Elizabeth. On s'habille et on arrive !

     Elles se vêtirent de la même façon que la veille, descendirent l'escalier et, en passant devant lui, molestèrent quelque peu Bruno avant de prendre calmement leur petit déjeuner sans se soucier de lui ni lui donner le moindre aliment.

     Puis Malika s'avança et regonfla légèrement la poire d'angoisse puis, de violents coups de bottes, lui martela le ventre et le bas-ventre ...

     II ne voyait d'elle que les genoux ronds et les jambes fines qui le frappaient. Quand il voulait relever la tête pour voir son visage et tenter de lui parler avec ses yeux, d'une gifle ou d'un coup de poing , elle l'obligeait à rester prosterné devant elle.

- Tu n'as plus le droit de lever les yeux sur nous, Bruno. Tu es en notre pouvoir ! Si tu veux pouvoir vivre, manger et recevoir tes doses, il va falloir obéir. Tu es devenu notre esclave !

     Elizabeth, une fine cravache à la main, la rejoignit et se mit à cingler brutalement le torse et les épaules du garçon. A chaque coup, il tressautait et se cambrait sous la douleur, mais il ne pouvait pas crier, ni même lever la tête par peur des poings de Malika. Au bout d'un moment, elles se fatiguèrent et la blonde en robe blanche lui demanda :

- Alors, veux-tu qu'on continue ? Ou qu'on t'administre ta petite dose ? Fais oui ou non avec ta tête.

Il hocha la tête de haut en bas.

- Tu veux qu'on continue ?

Il la secoua de droite à gauche.

- Bon. D'accord. On reprendra plus tard, Malika ?

 

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