Un professeur de lettres en butte à une insurrection dans l'une de ses classes.
  La plus jolie de ses élèves, hors normes intellectuellement et sexuellement, veut prendre le Pouvoir dans la classe et dominer tout le monde, professeur compris !
  Le prof ressortira-t-il vivant de cet affrontement qui éveille en lui des tendances masochistes qu'il n'avait jusqu'alors jamais soupçonnées...

Le Professeur asservi, 1,13 Mo, 14,95 US$.

 

Quinze jours à peine après la rentrée scolaire, je me sentais plus abattu, moralement et physiquement que l'année dernière avant les vacances d'été. Cette classe de Premières ADG me hantait littéralement l'esprit. D'une part, à cause de ce qui était en train de s'y passer entre les élèves et des rapports étranges entre garçons et filles qui y régnaient, mais surtout, d'autre part, à cause de cette Julie Lelarge, si belle et si attirante, qui m'avait non seulement séduit totalement mais encore envoûté au point que je me sentais déjà presque jaloux de ses camarades de sexe masculin qui pourtant n'étaient en fait pas devenus autre chose que ses esclaves. Des esclaves plus ou moins consentants, plus ou moins dociles mais, malgré tout, des esclaves, lui obéissant directement ou par l'intermédiaire des "directrices". Ce pouvoir qu'elle avait su prendre de façon si adroite et la manière, encore mystérieuse pour moi, dont elle l'exerçait ne laissait pas de m'intriguer et, tout comme son personnage lui-même, de me fasciner. Et cette fascination qu'elle provoquait en moi se tournait, peu à peu, en obsession.

Le samedi matin, je corrigeai quelques copies, mais, dès midi et demie, je partis arpenter les alentours de la place Gambetta pour y repérer le Liberty's. Après, j'avalai un hot-dog dans une brasserie de la place, et repassait peut-être dix fois devant ce bar de nuit, où l'inscription "ouverture à 22 heures" me remplissait à la fois de désir et d'impatience. Pour tromper celle-ci, j'entrai dans un des cinémas voisins et y restai, comme dans un état second, jusqu'à l'heure que j'avais vu gravée sur la plaque de cuivre du Liberty's. Etait-ce au hasard ou le Destin qui me fit assister, deux fois de suite, à la projection d'un film de série B, intitulé Le Serpent Noir où une magnifique comtesse, jeune, belle, blonde et sadique, régnait dans une île inconnue sur un troupeau d'esclaves, noirs et blancs, qu'elle traitait comme autant d'animaux, et usant sans cesse du fouet (le Serpent Noir), de la torture et du pouvoir de vie et de mort qu'elle s'était attribué sur eux ? Quoiqu'il en soit, je lui trouvai d'étranges ressemblances avec mon élève.

Et, quand la belle héroïne du film fouettait jusqu'au sang, ou torturait, ou faisait mettre à mort un de ses esclaves, je m'imaginai chaque fois à la place de ceux-ci, et j'en éprouvai un plaisir que je n'osais pas m'avouer.

C'est dans cette disposition d'esprit que je sonnai, peu après 22 heures, à la porte du Liberty's. Je vis tout de suite qu'il s'agissait d'une boîte d'homosexuels mais qui avait l'air propre et bien tenue. Je commandai un whisky au bar. Autour de moi, il y avait quelques "gays" qui m'avaient jeté un regard curieux à mon arrivée, mais qui ne firent rapidement plus cas de ma présence. Dans le fond, deux filles enlacées s'embrassaient sans pudeur, mais je ne les connaissais pas. C'est un peu avant minuit que Julie apparut, seule. J'en étais à mon quatrième ou cinquième verre d'alcool.

Elle esquissa un sourire en me voyant mais commença par aller saluer ses amis, embrassant tout le monde, y compris les deux couples de lesbiennes qui étaient maintenant au nombre des clients. Puis elle revint vers moi, se jucha sur un des hauts tabourets voisins du mien, et commanda une vodka orange au barman efféminé, en ajoutant, en me désignant du doigt :

"- ... Sur le compte à monsieur !"

Le serveur haussa un sourcil interrogatif à mon adresse auquel je répondis par un hochement de tête approbatif. Julie, enfin, me regarda en face. Elle était très en beauté. Vêtue d'une robe noire très simple, sur laquelle ses cheveux blonds, tombant en cascade, ressortaient magnifiquement et dont le court décolleté laissait suffisamment à l'imagination pour enflammer n'importe quel homme.

Elle leva son verre vers moi, but une gorgée et, me souriant de façon absolument irrésistible, me dit :

"- Alors, prof ! On a cédé à la tentation ? Mais j'espère que tu n'es pas venu simplement me "draguer" ou m'offrir un verre ... ; ce serait trop banal car des mecs qui m'offrent un verre dans le seul but de me faire la cour, j'en côtoye chaque fois que je viens ici. Je vais vers eux, je joue "mon jeu", je bois à l'oeil et lorsqu'ils connaissent mes conditions, inutile de te dire que je ne les revois plus ce qui m'enorgueillit davantage sachant que ma supériorité et mon pouvoir vis-à-vis des hommes quels qu'ils soient, sont, chez moi, innés.

Ceci étant, tu es bien venu pour répondre à la question que je t'ai posée l'autre jour ? N'est-ce pas, prof ?"

Elle ne pouvait pas, vu le type d'éclairage de la boîte de nuit, me voir rougir mais je crois qu'elle le devina. Il fallait que je me jette à l'eau. Cela devait arriver. Peut-être que l'alcool m'aida à prendre ma décision. Quoiqu'il en soit, comme au serveur un instant auparavant, je lui répondis en hochant la tête affirmativement. Julie vit la victoire à portée de main. Elle enfonça le clou !

"- Et quelle est-elle, cette réponse, prof ? Il ne faut pas croire que je vais me contenter du hochement de ta tête, cela ne signifie rien. Es-tu prêt à devenir, toi aussi, un esclave ? Le mien ?"

La question était claire. Ma réponse aussi le fut, et, je dois l'avouer, était prête sans aucun doute depuis longtemps.

"- Oui, répondis-je en osant la regarder dans les yeux. Oui, je suis prêt."

Elle me sourit encore et me contempla un long moment, savourant sans doute le plaisir qu'elle éprouvait à cet instant en constatant la réussite de son plan et de ses manoeuvres. Mais avait-elle effectivement manoeuvré ? Pour réduire les garçons de la classe en subordonnés soumis aux filles, ce n'était pas douteux. Mais, moi ? N'avais-je pas mis seul mon doigt dans cet engrenage fatal qui m'avait aujourd'hui amené ici pour faire de vive voix à mon élève l'aveu de mon désir de soumission envers elle ?

- Rendez-vous ici demain, prof, dit-elle après avoir bu une gorgée. Même heure. Sois ponctuel, surtout. Maintenant, barre-toi !"

En rougissant et tremblotant un peu, je me levai sans dire un mot et me dirigeai vers la sortie. Mais la voix de July claqua dans mon dos :

"- Eh, prof ! Tu oublies de payer !"

Je me retournai et réglai les deux consommations au bar. La jeune fille ne me regardait même plus et discutait maintenant avec l'une des lesbiennes qu'elle avait embrassées en arrivant au Liberty's. Je sortis enfin et décidai d'aller me saouler.

Je finis la nuit, complètement ivre, dans un des bars à marins du port. Je me souviens avoir tenté d'expliquer à une prostituée que j'étais devenu un esclave et que je ne m'appartenais plus, ce qui la fit beaucoup rire.