EXTRAIT DE ESCLAVES DE LESBOS d'Aline d'Arbrant (chapitre 10).
L'obscurité se fait. Un rectangle lumineux se dessine sur le mur qui
fait face à ma couchette. Je m'allonge. Une image apparaît. C'est
l'île vue d'avion. La voix de la Princesse se fait entendre.
— Bonjour, futur esclave. Ta vie m'appartient, tu le sais. Je vais te montrer
ce que j'ai décidé d'en faire... D'abord, c'est ici, sur cette
île, que tu vas vivre le restant de tes jours. Regarde comme elle est
belle ...
L'île est effectivement paradisiaque. Je serais le premier à le
reconnaître si je ne savais ce qui s'y passe.
— Dans cette île merveilleuse, tu vas vivre avec une femme. Une
femme comme celle-ci, par exemple ...
L'image montre une splendide créature allongée sur le sable. Elle
s'étire langoureusement puis elle se met à se caresser les seins.
Elle a les yeux fermés et son corps ondule de volupté. Puis sa
main se dirige vers son ventre et passe sous son petit slip. Des spasmes légers
commencent à la secouer doucement. Le spectacle est d'un érotisme
inouï.
— Tu vois, cette femme n'a pas besoin d'un homme pour jouir. Regarde comme
elle s'arrange très bien toute seule !
Effectivement, son plaisir n'est pas simulé pour les besoins de la caméra
et son corps semble littéralement vibrer de plaisir.
— Tu comprendras, futur esclave, que la femme à qui tu seras attribué
ne te demandera certainement pas de lui donner ce genre de plaisir ! D'ailleurs,
regarde !
Une autre femme, également belle, vient d'apparaître sur l'écran
et s' allonge près de la première. Les deux femmes mettent à
s'embrasser fougueusement. Elles se caressent dans les endroits les plus intimes.
Une d' elles enlève le slip de l'autre et dirige sa bouche vers son sexe.
Elle l'embrasse doucement, le lèche amoureusement. L'autre, pendant ce
temps, a pratiqué la même opération. Elles se sucent mutuellement
et leurs deux corps ont de violents tressaillements.
— Regarde bien ! Tu n'es pas capable de leur donner autant de plaisir.
Aucun homme n'en est capable ! Deux femmes entre elles se comprennent, savent
ce qu'elles attendent pour elles et le donnent à l'autre. Toutes les
femmes de Women-Island agissent de la même façon. Les hommes ne
peuvent donc leur servir à jouir. Il a fallu leur trouver un autre emploi.
Regarde !
Le décor change. Sur l'écran apparaît maintenant l'intérieur
d'une maison. La façade, puis le hall d'entrée, le salon, enfin
la chambre à coucher. Les deux femmes qui, il y a un instant, se calinaient
sur le sable de la plage sont maintenant en train de faire fougueusement l'amour
mais sur un lit, entre deux draps.
L'une d'elle agite une petite sonnette qui se trouve sur la table de nuit. La
porte s'ouvre. Un esclave (il se reconnaît à sa nudité,
sa coquille de chasteté et son collier de chien) entre dans la pièce.
Un ordre d'une des lesbiennes et il disparaît. Il revient, porteur d'un
plateau. Sur ce plateau, un godemiché. Il le tend respectueusement vers
ses Maîtresses. Elles s'en emparent et l'objet trouve immédiatement
son utilisation. Un geste d'une des femmes et l'homme sort de la pièce
à nouveau, remportant le plateau vide.
La voix de la Princesse reprend :
— Voici un exemple anodin et symbolique de l'utilité de l'homme
à Women-Island !
Le film repart en arrière. Je vois l'homme entrer à reculons,
tendre son plateau vide, la femme y déposer le godemiché, puis
l'image s'arrête.
Sur le mur, devant mes yeux, immobile, l'homme tend l'objet aux deux lesbiennes
en baissant les yeux et se prosternant légèrement.
— Regarde bien cet image, futur esclave ! Elle est symbolique de ton avenir
!
Toute la journée, envahissant toute la surface de la cloison, je dois
contempler la photo de ces deux femmes en train de jouir et de cet homme qui
leur tend respectueusement leur phallus postiche.
De temps en temps, à intervalles réguliers, la dernière
phrase de la reine de Women-Island se fait entendre :
| — Regarde bien cette image, futur esclave ! Elle est symbolique de ton avenir ! |