Classiques

Valerie Solanas (1936-1988) est l’auteure de l’ouvrage majeur du féminisme radical et de la gynarchie contemporaine, le Manifeste SCUM. Elle a également écrit une pièce Up Your Ass (Bouge ton cul) dont elle était particulièrement fière.
Sa vie militante et mouvementée a fait l’objet de plusieurs biographies, romans et d’un film, I Shot Andy Warhol. Elle mourra d’une pneumonie dans la misère et un quasi oubli.
Elle Solanas était devenue l’amie de Wilda Holts qui partageait avec elle les séquelles psychologiques d’un viol et sa haine des mâles. À la même époque, sous le pseudonyme de Wilda Chase, elle écrit une nouvelle, The Twig Benders (Les Educatrices), qui préfigure un futur gynarchique faisant le pendant hétérosexuel du SCUM Manifesto. Elle se donnera la mort quelques années plus tard.

Valerie Solanas
SCUM Manifesto

&

Wilda Chase
Les Educatrices

Nouvelle traduction, introduction et notes d’Aline d’Arbrant

 

Le SCUM Manifesto, le plus violent des textes féministes des années 60/70 souffrait d’une traduction plus poétique que politique. Pour le cinquantenaire de ce texte prophétique et prônant le féminisme le plus radical, puisqu’il envisage purement et simplement la suppression du sexe masculin, nous en proposons la traduction d’Aline d’Arbrant, beaucoup plus gynarchiste. Comme, à la même époque, Valerie Solanas était amie de cette autre féministe radicale, Wilda Chase, nous faisons suivre cette édition de la saisissante nouvelle que cette dernière a écrite Les Éducatrices. Le futur gynarchiste et cruel qu’elle y décrit est une réponse hétérosexuelle à la disparition des mâles proposée par le Manifeste SCUM et trouve donc sa place dans cette édition.

 

 

 

 



Josiane et son esclave est un roman érotique publié en 1911. On ignore qui se cache sous le pseudonyme de Bérangère P.A.
Cette nouvelle édition, présentée par Aline d’Arbrant est agrémentée par une trentaine d’illustrations 3D en noir et blanc.
(Ci-contre, à gauche, couverture de la première édition du roman.)

 

 

Josiane est tout d’abord une femme amoureuse de son corps et qui veut faire partager cet amour à toutes celles et ceux à qui elle accordera le droit de le contempler, de le soigner, voire de l’utiliser. Cet amour englobe tous les liquides que cet adorable corps féminin produit, à commencer par les sécrétions intimes de son appareil génital, mais aussi le divin liquide doré et jusqu’au sang qu’il rejette périodiquement. L’esclave mâle, bien sûr, partagera cet amour et devra peu à peu s’en abreuver jusqu’à en faire sa boisson principale pour le restant de ses jours. Josiane est aussi une gynarchiste née. Dès son adolescence, elle sait utiliser les mâles pour son bien-être et ses plaisirs.

    (Extrait de l’introduction d’Aline d’Arbrant)

 



leopoldcover  Léopold von Sacher-Masoch (1836-1895), dont la deuxième partie du nom est à l’origine du mot masochiste, est également à l’origine de l’archétype de la femme dominatrice, Wanda, héroïne de son roman le plus célèbre, La Vénus à la fourrure.
Il a écrit d’autres romans mettant en scène des femmes dominantes et cruelles qui ne laissent le plus souvent que peu de chances à l’homme de se défaire de leur joug (La Hyène de la Puzzta, Le Legs de Caïn, La Mère de Dieu…).

 

 

Séverin n’a qu’une obsession, devenir l’esclave de la femme aimée. Il entreprend de convaincre Wanda de jouer ce rôle. Celle-ci hésite, se disant à la fois choquée et attirée par l’expérience. Mais lequel des deux protagonistes est-il au fond le jouet de l’autre, Séverin, le manipulateur manipulé, ou Wanda, la libertine à la trouble sexualité ?
Cette nouvelle édition de La Vénus à la fourrure se distingue des précédentes par des illustrations 3D en noir et blanc qui transmettent au lecteur un peu plus de l’atmosphère suprasensuelle que dégage le texte, s’il est possible.
La lecture qu’ Aline d’Arbrant nous fait de ce roman, d’abord par son introduction éclairante, puis par la nouvelle épistolaire qui le suit, Lettres de Saphine à Wanda, lance le lecteur sur une autre piste que celle suivie habituellement.

 



Aline d’Arbrant avait commenté certains textes de Sacher-Masoch qui lui avaient paru plus remarquables sur le plan essentiellement gynarchique. Outre le célèbre Vénus à la fourrure (qu’elle avait même complété par une amusante nouvelle épistolaire, Lettres de Saphine à Wanda, et qui a fait l’objet d’une précédente réédition), elle s’était intéressée à six contes appartenant à des recueils divers du célèbre auteur autrichien. Ce sont (dans leur ordre de parution en France) Les Sœurs de Saïda (1888), Le Palais de glace (1888), Théodora (1889), La Hyène de la Poussta (1906), Eau de Jouvence (1907) et La Tsarine noire (1907). Voici donc aujourd’hui ces six contes dans une édition illustrée en 3D dont la présentation reprend les notes qu’Aline d’Arbrant avait prises à leur sujet.

 



Boris_Vian_-_WIKI
Boris Vian (1920-1959) est un écrivain français, poète, parolier, chanteur, critique et musicien de jazz (trompettiste). Ingénieur de l’École centrale (promotion 42B), il est aussi scénariste, traducteur (anglo-américain), conférencier, acteur et peintre.
Sous le pseudonyme de Vernon Sullivan, il a publié de nombreux romans dans le style américain parmi lesquels J’irai cracher sur vos tombes qui a fait scandale et a été interdit. Il a souvent utilisé d’autres pseudonymes, parfois sous la forme d’une anagramme, pour signer une multitude d’écrits.

Les Trois Fées de Vallyeuse

Jean, pour ses vacances, a choisi le ski et la neige. Dans un hôtel quasi désert, il est fasciné par trois belles jeunes femmes qui, dès le début, le battent froid.
Malgré leur mépris affiché, il les dévore des yeux. Il ne sait pas encore qu’elles seront les instruments de son destin.
A partir d’une nouvelle de Boris Vian, Gynarchy International a créé cet album de bandes dessinées en 3D dont les trois personnages féminins, qui conjuguent saphisme et sadisme avec le même bonheur aux dépens du mâle trop curieux, resteront dans toutes les mémoires.